Il n’y aura peut-être plus de poisson sauvage dans les mers à l’horizon 2050.

03Nov06

La faute n’est pas seulement a rejeter sur la sur pêche mais également à l’attaque généralisée de la santé des écosystème marin, par exemple par la pollution.
D’après Steve Palumbi de l’université de Stanford en Californie (USA) : « A moins que nous changions fondamentalement notre façon de gérer l’éco-système, ce siècle est le dernier avec des poissons sauvages ».
Il a travaillé pendant 4 ans avec ses collègues et l’étude réalisée est la plus grande et la plus complète permettant de comprendre la productivité des océans et prédire leur futur. Pour la première fois, une étude combine des données historiques sur les prises de pêche et des essais d’expérimentations de retour de la vie marine dans des zones protégées.
Les auteurs, de 5 pays, ont synthétisé des centaines d’études couvrant chaque échelle depuis la totalité des océans à des « points » marins de quelques mètre carrés. Et toutes ces études aboutissent à la même conclusion : les écosystèmes riches avec beaucoup d’espèces peuvent survivre malgré la pêche et d’autres menaces, mais dès le moment où la bio-diversité est perdue, la totalité du système, y compris les stocks de pêche, vont vers un déclin exponentiel.
 
Un écosystème sain garde les poissons en bonne santé et bien nourris et maintien les nurseries à poisson tels que les récifs coralliens et les herbes marines. Mais de tels systèmes sont moins nombreux chaque année. Depuis 1950, 29% des espèces commerciales ont souffert d’un effondrement de leur effectif (défini par une chute de 90% ou plus).
 
Et le rythme s’accélère. L’étude extrapole que la dernière espèce de poisson commerciale sera perdu en 2048.
 
Mais le rapport a également montré que la vulnérabilité à l’effondrement du stock de poisson dépend de la diversité biologique générale : les zones de l’océan avec une diversité faible ont souffert d’un effondrement de 34% de leurs stocks de poissons commerciaux comparé à une chute de 24% dans les zones ayant une bio-diversité plus élevée. Cette étude démontrant que même les espèces non péchés ont un impact sur la pêche à cause des liens entres espèces.
 
La bonne nouvelle est que les stocks de poissons peuvent se rétablir si des écosystèmes sont protégés et que la bio-diversité est préservée. Boris Worm, un conservateur marin de l’université Dalhousie à Halifax au Canada, qui a dirigé l’étude, dit qu’à l’intérieur des 44 aires protégées étudiées, « les espèces reviennent plus rapidement que les gens avaient anticipés – en 3 ou 5 ou 10 ans. Et là où ça a été fait, nous avons immédiatement eu un bénéfice économique ».
 
« Une zone de conservation marine classique peut accroître la bio-diversité de plus de 1/5 et accroître les prises de pêche d’un quart. Or moins de 1% de la surface globale des océans est actuellement protégée. »
 
« La conservation de la bio-diversité et un développement économique à long terme doivent être vu comme interdépendant » ont conclu les chercheurs.
 
Référence : Science (vol 314, p 787)

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