Rina

18Août06

Enfin arrive l’heure de rentrer dans l’avion pour Vancouver (Vin’ Cou-VE). Il y a 6h30 de vol pour rejoindre Vancouver qui se trouve sur la cote ouest pacifique depuis Montréal qui se trouve sur la cote est au niveau de l’embouchure du Saint-Laurent. Les temps de vol me donne le tourni : 6h30 de vol pour traverser un seul pays ! Je compare avec le temps qu’on devrait prendre pour parcourir la distance Lille-Marseille. Même en train cela devrait prendre moins de temps, de l’ordre de 4h30. J’ai l’impression d’avoir atteind un continent où tout est hors dimension où tout est plus grand. En effet le Canada est l’un des pays les plus grand du monde après La Russie et la Chine. Mais il ne compte seulement que 20 million d’habitants. Le nord canadien est en grande partie sauvage et trop froid l’hiver pour y être habité par une population non culturellement habitué à des température aussi extrême.

J’avais demandé à l’hotesse de me placer près d’un hublot pour profiter de la vue que je n’avais pas pu avoir dans le vol Paris-Montréal. Je suis déja tout excité à l’idée de découvrir les paysages canadiens vu du ciel. Je me dirige vers le numéro de mon siège et je m’installe. A peine assis, un homme avec une femme située de l’autre coté de la rangée me demande si ça ne me dérange pas d’échanger de place avec eux afin qu’ils soient côte à côte. Enfer et damnation ! La place où je devrais me déplacer est coté couloir ! Mais qu’est-ce que ça peut leur faire, ils ne seraient qu’à une place et un couloir l’un de l’autre ce qui doit faire moins de 1m50 entre eux ! ils vont pas me dire que ça va les tuer ! MERDE ! En plus je passe pour un monstre ! Un être sans coeur ! Un briseur de couple ! Ils me regardent déja avec leur yeux remplis de larmes. Je me retourne vers la fenêtre pour lui faire un dernier adieux déchirant avant nos séparations forcées ! Que vois-je ! Cette fenêtre est millimétrique ! C’est la sortie de secours et la fenêtre est là simplement pour vérifier que le moteur n’est pas en flamme avant d’ouvrir la porte. Je me rertourne alors vers eux avec mon plus grand sourir : « Mais bien sur que je peux me déplacer. Sans problème ! » -« Oh thank you so much ! »

J’aurai fait ma bonne action de la journée. Je suis malgré tout fier de moi. Je rejoins ma place avec un sentiment de compassion extrême. Bon d’accord, personne n’y crois, moi non plus !

En tout cas je m’assied à mon nouveau siège coté couloir. La fatigue commence à se faire sérieusement sentir. Les autres passagers continuent à monter et à s’installer à leurs places dans l’avion. Une jeune femme s’installe à coté de moi. Après les salutations d’usage elle me demande si par hasard je n’irais pas à une conférence à Vancouver ? Ouaw ! Bien vu ! Effectivement je vais à une conférence. « Comment le sais-tu ? » –  « Il y a beaucoup de conférences qui ont lieu l’été à Vancouver, et tu as l’air d’être dans la bonne tranche d’age » – » Ok ! et à quelle conférence vas-tu? »  -« World Congress on Computationnal Intelligence, le WCCI » – « Ah ben c’est drole car on va à la même » -Ah oui ! C’est marrant, et tu as trouvé un hotel non loin de la conférence ? » -« Oui ! j’ai trouvé une auberge très proche à seulement 1 min et 1 rue à traverser du lieu du congrès. c’est l’auberge HI » -« Non !!! Moi aussi ! » Et elle me sort son papier de réservation « Incroyable qu’on se soit retrouvé dans l’avion juste à coté comme ça ! » Elle me demande comment je compte me rendre à l’hotel ? Et elle me sort un papier avec les itinéraires détaillés pour tous les moyens de locomotions possibles jusqu’à l’auberge avec les prix. Heureusement que je l’ai rencontré car je n’avais pas la moindre idée de comment me rendre à l’auberge. Je n’avais que l’adresse, aucun itinéraire. Je me serais  surement débrouillé d’une manière où d’une autre en arrivant à l’aéroport de Vancouver. Non seulement je tombe sur quelqu’un qui va à la même auberge et à la même conférence que moi mais en plus quelqu’un de drolement bien organisé. Je choisi d’y aller en bus, c’est à la fois le moyen le moins cher, mais en même temps un excellent moyen de découvrir la ville. La conversation se poursuit ensuite sur nos présentations respectives à la conférence puis sur des choses plus personnelles. Elle est argentine et habite à Montréal depuis 1 an pour reprendre ses études. Elle ne parle pas encore français mais compte bien apprendre à Montréal. Elle ne peut pas le parler mais comprend pratiquement tout. De plus beaucoup son bilingues à Montréal donc avec l’anglais elle se débrouille facilement. Malheureusement je me sens très fatigué donc la conversation ne s’éternise pas trop. Distribution de nourriture. Pardon ! Je dois rectifier, vente de nourriture. Ils n’ont que des vieux sandwichs super cher. ça ne m’interesse pas. L’hotesse vient ensuite me voir en m’appellant par mon nom ! Elle me dit qu’à cause (ou grâce) du retard j’ai droit à un sandwich gratuit. Bon ! Dans ce cas, je veux bien. Non ! Ce n’est pas ce que vous pensez ! Je ne suis pas un rapace qui me gave à partir du moment où c’est gratuit. Et qui rechigne à dépenser le moindre sou. Mais c’est sandwichs ne semblaient vraiment pas appétissant au début, mais l’appétit vient en mangeant n’est-ce pas ? En fait ce sont des vieux sandwichs de chez Subways qui ont l’air d’avoir été enballés depuis un bon moment déja. En fait, il n’est vraiment pas bon et je n’arrive pas à le manger. Je le conserve pour plus au cas où une disette grave se déclarait. On ne sait pas ce qui pourrait arriver, je ne suis jamais allé au Canada avant. Bon ça m’étonnerait quand même. Le vol se passe ensuite dans le calme, sauf que le froid se faisant sentir je demande à l’hotesse une couverture qui me demande 2$ pour la location. Il y a une grande différence entre les vols internationnaux Air Canada et les vols locaux, même si c’est vols locaux durent 6h30 ! Ma fatigue me tiens cloué à mon siège les yeux clos la plupart du temps. « Attachez votre ceinture, nous allons bientôt attérir »

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Présentation

17Août06

J’ai oublié de me présenter.  Je m’appelle Olivier, j’habite à Paris et je suis étudiant en thèse de Sciences Cognitives.  En juillet je suis parti à Vancouver pour participer à une conférence : le World Congress on Computational Intelligence (WCCI). à Partir de Vancouver, j’ai décidé de partir pour un voyage de 2 mois à travers les Amériques et arriver jusqu’au chili efin aout, début septembre. En passant par les états-Unis et rapidement par le mexique. Afin de voir de mes yeux l’étendue des paysages américains et aussi pour rencontrer des gens et me faire ma propre opinion à propos de l’amérique et des américains. Je suis actuellement à la moitié de mon voyage, et maintenant avec un peu de recul, je peux revenir sur les événements passés et vous faire part de mon expérience. Là où j’habite habituellement, à Paris, les gens ont tellement d’opinions à propos des américains et de l’amérique, et quand je parle des américains généralement tout le monde comprend les étatsuniens, ceux qui habitent les USA. Depuis la guerre contre le terrorisme qui à démarré le 11 septembre 2001 par l’attaque des tours du World Trade Center. Ces attaques ont été justifiées par une déclaration de Ben Laden explicant que cette attaque combinée de plusieurs avion de transport civil avec pour but de punir les état-unis de leurs exaction à travers le monde et en particulier de leurs exaction en terres musulmanes. Mais à ce moment là, pourquoi viser les civils ? Est-ce que tous les américains sont coupables ? De plus, qu’est-ce que ça signifie d’être américain ? Ensuite, d’autre part, la guerre en Iraq à créé des tensions entre les étasuniens et les français. Chacun accusant l’autre partie de vouloir faire ou de ne pas vouloir faire la guerre pour des raisons économiques tout en prévalant son propre camp de nobles raisons. Les français accusant les étasuniens de vouloir faire la guerre pour des raison personnelles liées particulièrement à l’histoire de la famille Bush, mais aussi pour prendre le controle du pétrole. Officiellement le groupe de la France ne souhaitant pas faire la guerre en dehors du cadre des nations unis afin d’etre dans la certitude de préserrver les droits internationnaux ainsi que les droits de l’Homme. De l’autre coté le groupe des USA accusant les français de ne pas vouloir faire la guerre à cause leurs interêts commerciaux bien établis avec le régime de Sadam Hussein. Et officiellement les USA souhaitant faire la guerre à l’Iraq pour protéger le monde des armes de destruction massive iraquiennes (qui restent encore à trouver) mais aussi pour étendre l’influence de la liberté, de la paix et de la démocratie dans le monde. Ouaw ! Magnifique programme ! Actuellement l’Iraq est plongé dans une guerre civile sanglante, les attentats suicides se multiplient chaque jour dans un pays à feu et à sang : sans commentaire. Arnold Schwartzenegger gouverneur de californie, ce qui parrait halucinant du point de vue français. Les USA le pays qui pollue le plus au monde, la peine de mort … Avec tout ça, beaucoup ont une opinion plutôt négative des USA bien que ce pays continue à fasciner d’autre part. Et donne une impression, vue de l’extérieur d’une certaine homogéneité des USA.  Je souhaitais donc me faire ma propre opinion « de moi-même par moi-même de mes propres yeux ». En parlant directement aux gens.

C’est ce que je vais vous raconter dans mon blog qui est le récit de mon voyage aux Amériques, du Canada au Chili.

Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me laisser des commentaires.


Hier des personnes se sont rassemblées devant la maison blanche pour manifester contre l’agression israelienne en territoire libanais. Les manifestants demandaient la dénonciation des attaques par washington. Je suis passé quelques heures après la manifestation devant la maison blanche. Les restes étaient encore présents …. dans les poubelles des panneaux avec les revendications des manifestants. J’ai pris cette photo où on peut voir en premier plan sur la gauche un panneau avec écrit « Wake up America ! Condemn israeli aggression Now ». Ce qui en vieux gaulois signifie à peu près: « réveilles-toi l’amérique ! Condamne les aggressions isreliennes. Maintenant ! ». En arrière plan on peut voir la maison blanche illuminée. J’ai pris cette photo car je pense qu’elle illustre bien la manière dont ses revendications vont être traitées. Elles vont finir dans les poubelles des allentours de la maison blanche. Si ce n’est pas déja fait.

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la douane

20Juil06

Je passe la douane, je suis sur que le stress généré par
ces gens en uniforme me donne une tête de coupable idéal. La dame me demande
quelle nourriture je possède, un sandwich au jambon Madame ! Elle écrit en
rouge sandwich au jambon ! Quel matériel professionnel possédez vous ? Mon
ordinateur portable. Elle raye alors mon oui pour mettre non à la place. Elle
me rend mon formulaire et je dois maintenant retirer ma valise pour le placer
sur un autre tapis roulant après passage par la douane.

Après un long moment d’attente je récupère mes valises.
Un nouvel agent de douane regarde mon formulaire et me demande de la suivre.
Mince ! Il regarde le formulaire, me regarde ensuite. Il me dit : Vous avez
essayé de nous cacher que vous possédez du matériel professionnel ! Arghh !
Mais non ! Au contraire ! C’est l’inverse. La situation me fait rire en fait.
Face à mon sourire il n’insiste pas. Quelle nourriture possédez vous ? Mon
sandwich au jambon ! Montrez le moi, je vais devoir le confisquer voulez vous
un reçu ? Importation illégale de nourriture, il s’empare du sandwich, je peux
partir librement.

Je fais ensuite la queue pour déposer ma valise sur le
tapis roulant. Dernier contrôle, la dame me dit que c’est trop tard, l’avion
est parti, je dois réenregistrer. Merde ! Pourtant le commandant… Après
maintes recherches j’atteints le comptoir d’enregistrement pour les vols locaux
d’Air Canada. La dame m’annonce que le prochain vol sera dans 2heures 30. Pas
le choix, je suis quand même content de ne pas avoir à attendre le lendemain.
Mes bagages sont enregistrés je n’ai plus qu’à attendre l’heure
d’enregistrement qui devrait avoir lieu à 17h30 heure de Montréal. L’aéroport
est tout petit on en a vite fait le tour, je vais au Burger King car je
commence à avoir faim. Ici à Vancouver toutes les personnes aux guichets vous
accueillent en disant tout en double en anglais et en français. Je commande le
« Repas » Whopper, je m’adapte à la phraséologie canadienne, j’évite
de dire le « Menu ». Vous voulez du fromage sur le sandwich ? Je
ne comprends pas pourquoi elle veut mettre du fromage sur le sandwich, mais
pourquoi pas ça pourrait être amusant. Je m’étonne qu’elle ne me demande pas la
boisson que je veux. Elle m’explique qu’on me remettra un gobelet que je
n’aurai plus qu’à remplir moi-même au distributeur. Super, de la boisson à
volonté ! Je dois attendre à coté qu’on m’appelle avec le numéro marqué
sur le ticket qu’on m’a remis. C’est une personne différente qui s’occupe de
préparer les commandes qui sont servies dans un guichet spécial sur
présentation du ticket. En déballant mon sandwich, déception, le fromage est en
fait classiquement dans le sandwich et non pas sur ! C’est comme ces gens
qui à l’inverse disent que des astronautes ont été dans la Lune au lieu de dire
que des astronautes ont été sur la Lune. Je pensais à l’époque que ça n’avait
pas d’importance de faire la faute puisqu’on comprenait de toute façon ce
qu’ils voulaient dire, mais là ça change tout !

« Do you mind ? » Ces par ces termes qu’un
type m’interpelle en indiquant les places libres à coté de moi. Je lui fais un
signe de tête favorable, « Thank you Man ! » et il s’assoit
accompagné de ses 2 enfants et de sa femme. Il a l’air visiblement très énervé,
les yeux exorbités, il fait peur ! La femme au contraire très calme, un
genre de Ségolène Royal qui parle calmement un français sans accent. L’homme
alterne les phrases en anglais avec des phrases dans un français avec un fort accent
canadien. Cela me surprend mais en même temps, j’avais également entendu les
hôtesses du guichet d’enregistrement parler entre elles en alternant français
et anglais aussi. Ce n’était pas une espèce de franglais mais bien des phrases
distinctes soient totalement en français soient en anglais.

Je continue mon tour, je vois un homme en costume très
bien habillé qui était tout comme moi dans l’avion de Paris. Je
l’interpelle : Vous étiez dans l’avion de Paris ? Vous aussi vous
avez manqué votre correspondance à cause de l’orage ? Il m’explique qu’il
n’a pas manqué sa correspondance elle aura bien lieue à 19h00. Cet homme bien
habillé est en fait le secrétaire général du Bénin. Ils sont en cours de
réforme institutionnelle au Bénin. Cette réforme à pour vocation de séparer
dans l’organisation des ministères béninois, la partie administrative
(technique) de la partie politique. C’est ainsi qu’ils ont créés la fonction de
secrétaire général qui est le chef de la partie administrative. C’est un haut
fonctionnaire nommé par le ministre. Il est censé être capable de mettre en
pratique les décisions du ministre. Le directeur de cabinet est quant à lui le
chef du bureau politique du ministre. Il m’explique que la réforme est encore
en cours de réalisation.

Peu après je prend l’avion pour Vancouver

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Kick off!

Départ pour Vancouver

Avion pour Montréal, départ de Paris à 10h30, heure
prévue d’arrivée à Montréal (prononcez vite « monteriol » s’il vous
plait) 12h30 heure locale après 7h30 de vol environ. Je n’avais pas dormis la
veille afin de pouvoir facilement dormir dans l’avion et commencer à
m’acclimater à l’heure de Vancouver.

Dans la salle d’attente je discute avec un homme du
Burkina Faso. Il m’explique qu’il est PhD en Géophysique et qu’il part pour un
entretien à Montréal; pour une entreprise minière qui recherche de l’uranium !
J’essaye de ne pas rentrer dans le débat des conséquences du nucléaire sur
l’environnement, quand je lui demande s’il est difficile de trouver du travail
en France? Il me dit que de toute façon ce n’est pas mieux au Canada car ils
pratiquent la préférence nationale comme beaucoup de pays d’ailleurs. Il m’a
dit qu’il a fait un postdoc aux USA dans une ville en Arizona où le taux de
criminalité la place dans le top 10 des villes les plus dangereuses des USA. Je
suis impressionné ! Comment à t’il pu vivre dans un tel environnement ? Il
m’explique que le taux de criminalité est en fait tiré par quelques ghettos de
la ville peuplés de minorités violentes, particulièrement des latinos du fait
de la proximité de la frontière mexicaine. Mais qu’il suffit de ne jamais y
mettre les pieds pour ne pas avoir de problème!

L’hôtesse appelle ensuite les passagers à embarquer. Je
lui souhaite bonne chance.

Je me retrouve assis près d’un groupe de francophone que
je prend dans un premier temps pour des canadien, tant leur accent ne semble
pas français. Je n’essaye pas vraiment de communiquer avec eux mais plutôt de
dormir. Le commandant nous explique que nous allons tout d’abord survoler
Londres pour ensuite rejoindre les côtes canadiennes. Nous atteindrons Montréal
en suivant le Saint Laurent. Je ferme les yeux, après un bref moment qui ne m’a
parut être que 30 sec, distribution de serviettes chaudes. Mes yeux se ferme à
nouveau, et c’est déjà la distribution du repas. J’ai pourtant l’impression
qu’on ne vole que depuis 3 minutes, alors que ça doit bien déjà faire 2h. Je
vois qu’un premier film a déjà été diffusé, je crois reconnaître Bruce Willis
qui s’agite à l’écran à moins que ça ne soit un autre. Le steward nous donne
nos portions individuelles de pattes et carottes sauce au boeuf. Le boeuf est
d’une tendresse extrême de façon à ne pas avoir à se servir d’un couteau et
surtout pour ne pas vous donner l’envie de vous en servir pour couper autre
chose pendant que vous vous énervez sur votre semelle. J’imagine déjà des
hordes de voyageurs affamés prêts à tout. Après le repas, distribution de
cookies et de boissons chaudes. Je ferme à nouveau les yeux, lorsque je me
réveille pour la distributions de crèmes glacées saveur vanille caramel. Un
message m’interpelle à l’écran, nous informant que le film que nous allons voir
à été modifié pour pouvoir être diffusé dans l’avion, les scènes les plus
violentes ou crues ont donc été supprimées. Ce que je peux comprendre tout à
fait, la compagnie ne souhaite pas avoir quelqu’un s’excitant devant un film à
10’000m d’altitude et devenant ingérable surtout après avoir tenté de manger
une semelle indigeste. Ici, ce n’est pas le cas, tout a été pensé dans les
moindres détails. Mais choses incroyable, je m’attendais à voir la version
light de l’un de ces films américains ultraviolents, lorsque je vois apparaître
le titre du Roi Lion !!! Mais qu’est-ce qu’ils ont bien pu enlever dans le Roi
Lion ? Le père ne meure plus, toute la famille Lion vit sans soucis du début à
la fin ? Ce serait passionnant dis donc !! Il ne faut absolument pas que je
manque ce moment d’anthologie, alors je regarde. Jusqu’ici tout démarre bien,
la famille Lion a un nouveau né male, destiné à régner à son tour sur la
famille. Le lionceau est alors montré à toute la savane par un espèce de
sorcier Babouin. Tout vas bien, je m’attends à le voir dans quelques instants
voir couronné juste avant le générique de fin. Mais non, le père lui montre
l’ensemble des territoires qu’il sera amené à gouverner plus tard. Tout sauf
derrière la colline où il ne faut bien sur jamais aller. Mais c’est sans
compter sur la curiosité de cet impétueux lionceau qui ni une ni deux décide
d’aller visiter ce territoire qui apprend t’il est un cimetière d’éléphant. Que
vois t’il alors ? Un ghetto peuplé de hyènes, qui passent leur temps à jalouser
et comploter contre les lions pour leur prendre leur place. Tiens ! Ça me
rappelle quelque chose ! Ce ne serait pas un dessin animé étasunien par hasard?
Les hyènes sont présentées comme stupides, pouvant être facilement achetés et
vivant dans un environnement répugnant du fait de leurs incapacités naturelles.
Les hyènes, voyant les petits de leurs ennemis jurés s’empressent donc de les
agresser. Heureusement que le père vient les sauver à la dernière minute. Le
frère du père lion jalouse le trône et fomente un complot pour se débarrasser à
la fois du fils et du père afin de briguer le pouvoir. Il va voir les hyènes
qu’il achète facilement avec un cuissot de zèbre. Il attire le fils et le père
dans une vallée et demande aux hyènes de courir après les gnous afin que ces
derniers les écrasent. Le plan marche, le père meurt mais le fils encore en
vie. Il convainc le fils de fuir puis lâche les hyènes après lui pour
l’achever. Ces dernières sont si naturellement stupides qu’elles sont incapable
de mener à bien cette simple mission, et heureusement du reste. Peu importe le
fils se retrouve exilé dans le désert près d’une oasis, où il se fait recueillir
par des marginaux, un facaucher et un espèce de chien de prairie qui lui apprennent
en plus d’arrêter de manger de la viande, les célèbres mots « Hakuna
Matata » qui signifie qu’on peut vivre heureux si on n’essaye pas de
changer les choses auxquelles on ne peut rien. C’est dans cet environnement
qu’il grandit et vit heureux lorsque le passé refait surface sous les formes de
son amie d’enfance. Une rapide idylle amoureuse naît alors, lorsque les poids
de ses responsabilités royales sont alors évoqués. Le vieux sorcier babouin
s’étend servis de ses pouvoirs pour le retrouver lui explique qu’il est de son
devoir royal de retourner dans le pays des lions. Hakuna Matata est la bonne
façon de vivre pour les marginaux et les minorités mais pas pour les lions ! Le
pays des lions est exengue, car gouverné par le frère qui a eu la mauvaise idée
de partager le pouvoir avec les Hyènes. Ces dernières sont si stupides qu’elles
ont défiguré le beau pays de son père. Il doit donc revenir pour remettre
l’ordre des choses en place. Ce qu’il arrive sans trop de difficultés, assisté
de toutes les lionnes qui reprennent espoir. Les paysages à feu et à sang
rougeoyant ne sont pas sans rappeler les paysages montrés dans le film Autant
emporte le vent où le même thème y est abordé mais de façon beaucoup moins
subtile. En effet, la morale du roi lion nous rappelle que les races
inférieures qui vivent dans des ghettos ne feraient mieux de ne pas jalouser la
race supérieure. Une association d’une race inférieure avec la supérieure
n’aurait pour conséquence que de transformer en ghetto infâme le beau pays
construit par la race supérieure. La seule façon raisonnable pour une race
inférieure est de ne pas se soucier de ce qui peut arriver (hakuna matata) car
elle n’y peut rien de toute façon. Elle peut quand même accepter de se soumettre
à la race supérieure par sympathie afin de l’aider dans son action. Ça semble
être une bonne morale pour un avion, contentez vous de faire ce qu’on vous dit.
Vos rebellions n’aurait aucune chance d’aboutir à terme de toute façon.
Générique de fin, sur ce, l’hôtesse nous explique qu’elle va distribuer les
formulaires d’immigration qu’on devra remplir afin de le présenter à la douane.
Après le formulaire habituel sur l’identité, quelques questions précises sur le
contenu de la valise et même sur ce qu’on a fait avant de partir. Avez vous
visité une ferme agricole dans les 48h précédents votre départ ? Heu ? Non !
Avez vous de la nourriture ? Oui j’ai le sandwich au jambon que j’ai acheté à
Paris et que je n’ai pas encore mangé. Avez-vous du matériel professionnel ?
Heu ??? Je sais pas ? Qu’est-ce qu’ils entendent par matériel professionnel ?
J’ai mon ordinateur portable, je coche oui au cas où. Je ne suis plus dans mon
pays, je ne sais pas comment ils pourraient réagir en cas de mensonge sur ce
formulaire, même involontaire de ma part. Non je n’essaye pas de me rebeller.
Je reste dans le moule. Je dirai toute la vérité rien que la vérité. Je le jure
!

L’atterrissage à Montréal se passe sans soucis, mais quel
sale temps pour un mois de juillet ! Le commandant nous explique que les
éclairs sur la ville ont déclenché l’alerte rouge. Aucun employé pour des
raisons de sécurité ne doit rester à l’extérieur. Nous devrons attendre dans
l’avion que le temps se calme. Je stresse un peu pour ma correspondance. Le commandant
continue :  » toutes les correspondances seront assurées ». Voila qui
s’appelle être une bonne information. Décidément rien ne pourra jamais me
stresser dans ce vol. Restez calme et docile, Big Brother veille sur vous !

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L’interopérabilité des fichiers musicaux est le principe permettant de rendre compatible leur lecture sur plusieurs plateformes. Elle a été l’objet de nombreux débats lors de la proposition de loi DADVSI. L’interopérabilité avait été considéré à raison comme nécessaire pour garantir la liberté de choix des utilisateurs et intégré comme obligatoire dans la loi DADVSI. Des grands groupes industriels, soucieux de préserver leur monopole ont tentés de faire modifier le projet de loi; menaçant l’arret de leur activité en France dans le cas contraire. Après seconde lecture par le senat, ce lobbying industriel a semble t’il porté ses fruits puisque bien que l’interopérabilité soit restée dans la loi elle n’est plus obligatoire par défaut. Un comité de gestion des conflits à été créé afin de régler les plaintes concernant les manques d’interopérabilités.

Les industriels devraient pourtant comprendre qu’un manque de compatibilité de leurs fichiers musicaux leur est néfaste. Les consommateurs ne pourraient accepter bien longtemps ne pouvoir être en mesure de lire la musique qu’ils ont acheté avec le logiciel ou le baladeur qu’ils souhaitent. Cette pseudo protection pour les industriels ne pourrait être efficace que dans le cas de monopole bien établi ou à la fois le logiciel de lecture ainsi que le baladeur sont de suffisament bonne qualité pour parfaitement satisfaire le consommateur.

Il y a donc de nombreuses raisons pour les industriels de favoriser la compatibilité de leurs fichiers musicaux plutôt que de céder à la tentation de pseudo protections par DRM. La première est tout simplement pour le principe. Il semble, en effet, normal que le consommateur ayant payé un fichier musical puisse pouvoir l’utiliser comme il le souhaite. Ensuite, les consommateurs préféreront toujours utiliser des fichiers compatibles à la place de fichier fermés. Ils ne souhaitent pas prendre le risque de se retrouver avec un fichier illisible, inutilisable. Pour s’en faire une idée , on peut consulter l’article http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=2936.

Alors messieurs les industriels, pensez interopérabilité, compatibilité et liberté !


AltermusiK

01Juil06

AltermusiK est un site de découverte de musiques indépendantes.

Les artistes peuvent y créer un compte pour éditer un blog et diffuser leurs créations musicales.

Les internautes auditeurs peuvent découvrir des musiques hors des circuits traditionnels via la webradio, des artistes via les webémission et communiquer avec eux via leurs weblogs.

L’ouverture officielle du site est prévue courant septembre :

www.altermusik.com

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